Etre un primate dans une fourmilière ça aide pas à r’garder où l’on met les pieds. Qu’ça glisse et qu’ça mouille faudrait pas croire que les feuilles mortes collées aux semelles sont de
l’insignifiant, et quand t’auras donné ta dernière pièce ce s’ra comme chez les rouges, restera toujours ton poing fermé à encastrer dans l’béton et la pierre.
L’anonymat derrière les parois de verre c’est bon pour s’accrocher les sourires en façade quand la voix même de la reconnaissance ne se faufile plus dans les fuites cardiaques. Les murmures en acouphènes du quotidien percutent à s’en couper l’oreille, et si un jour j’descends d’ma tour pour embrasser la verdure à pleine bouche y’a des chances que mes résonnances pédestres ne côtoient plus les vôtres avant l’oubli hivernal de vos joies estivales.
A vouloir se r’trouver dans la danse on en oublie ceux restés dans nos fosses communes, parce que du vacarme grisé au silence verdoyant y’a pas toujours de quoi creuser six pieds sous terre, veuillez déposer vos graines à l’entrée et récupérer vos racines en sautant par les écoutilles.