
Ma compréhension ne se retrouve pas écartelée aux barreaux d’acier qui ne laissent plus passer que les enveloppes fines de papier, la chair on la laissera s’exprimer à travers nos encriers
détrempés, parce que pour lui je me damnerai sous les statues de pierres, quand bien même les regards désapprobateurs feraient peser leurs poids sur le voyage d’aller sans retour.
Je l’avais vu sous le micocoulier de septembre, les vêtements parsemés de ces légères fleurs blanches qui parcourent nos échines sous le vent qui fait entendre ses premiers chants d’ouest, la bave aux lèvres c’était pour le sourire inhabituel, et je dois bien dire qu’il est tenace, après l’hiver et courant printemps. J’ai le vert sous les paupières et les odeurs alcoolisées encrotées, j’ai la rugosité d’une peau cognée aux portes des récalcitrants, et pour une fois je tiens pas à laisser s’échapper les émotions aussi inabouties soient-elles, je garde dans le gonflement hormonal mon espoir de rendez-vous aux défloraisons tardives, je garde dans le trépignement des saisons qui passent le désir maladif de reprendre nos affaires là où nous les avons éparpillées.
Le mérite est comme les autres, c’est un passage piéton dont la peinture pourtant vieillie ne sèche jamais, et je joue à cloche pied sur les bordures noires, parfois je mords et alors je fais demi tour sous les feux avants que je regarde poursuivre les arrières fumants. La rencontre je l’avais pas senti et toutes les prochaines me semblent déjà ternies par le souvenir de nos à coups de fortune, les déjeuners sur l’herbe et les enlacés à découvert, les distorsions de notre parenthèse s’étendent et fissurent peu à peu la digue de mes retenues passionnelles.
Je parle pas de nos sous-bois crasseux, le conventionnel te colle pas aux semelles et tu vois moi j’demande qu’à en être, en plusieurs morceaux peu m’importe mais je voudrais repasser mes nuits suspendue à tes persiennes. On pourrait marcher dans les éclats de lumière les jointures des mains au creux des doigts, parce qu’un jour tu sauras, que la seule monotonie que j’imagine c’est celle qui fera pousser nos ongles au même rythme, avec ou sans caveau de marbre aux stalagmites de mauvais goût.
Laisse-moi te brutaliser un peu dans les recoins de ta langue maternelle, depuis les premiers échanges je travaille à faire correspondre nos issues de secours, ce serait comme deux labyrinthes qu’on aurait superposés, les rameaux finiraient par se rejoindre et ta carrure en bélier de nature. Je prends un chemin différent pour multiplier nos doutes générateurs, mais j’attends bien que tu me retrouve aux traces en italique et aux signes clignotants.
Dépeindre dans la sensibilité c’est se tromper sur l’identité de l’exécutant et de l’observé. Je cherche pas à te sillonner l’intimité sous les traits du chien de faïence, mais ta jugulaire comme le souffle irrégulier de notre partition amorcée m’étourdit et me laisse les attentes ballantes entre deux parties de cartes faussées.
J’essaye de saisir tes mouvements instinctifs et l’instabilité de ton réseau crânien, j’y touche à peine mais personne ne se sera montré plus lumineuse à recevoir les palpitations de tes secrets inavouables. Des contours je me moque, je veux m’imprégner de tes sueurs voyageuses et me laisser sculpter par l’usure de tes eaux salées.
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